L’approvisionnement en matériaux

La construction de la piste longue impliquera l’approvisionnement d’importants volumes de matériaux qu’il est nécessaire de sécuriser dès maintenant pour éviter, le moment venu, des retards, des surcoûts ou un éventuel blocage du chantier.

L’extraction des matériaux nécessaires à ces travaux aura deux types d’incidence probable, qui sont actuellement regardés avec attention :

  • sur l’environnement des sites potentiels d’extraction à Petite Terre et à Grande Terre ;
  • sur les habitants qui seraient exposés aux nuisances de l’extraction ou de l’acheminement des matériaux vers le chantier (bruit, circulation routière, etc.). Le choix du transport le plus adapté jusqu’à l’aéroport reste à fixer.

Par ailleurs, un enjeu majeur préside à l’organisation du chantier de construction de la piste longue : le maintien, tout en réalisant les travaux, des liaisons aériennes et d’une accessibilité optimale de Mayotte. Des mesures devront également être prises pour atténuer les gênes causées par les travaux pour les riverains de l’aéroport sur Petite Terre (bruit, poussières, risques de pollution accidentelle…).

Les besoins en matériaux

Les besoins en matériaux pour construire la piste longue sont élevés : ils représentent entre 2 et 3 millions de mètres cubes, soit l’équivalent des besoins pour construire 7 à 8 kilomètres d’autoroute.

Trois grands types de matériaux sont nécessaires :

  • des matériaux de remblai, pour créer la digue qui supportera la piste ;
  • des enrochements, pour construire la carapace de protection autour de la digue ;
  • des granulats, pour construire la chaussée de la piste et des ouvrages en béton.

Les résultats de l’étude préliminaire sur les ressources en matériaux (2021)

L’étude a été réalisée par le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Elle a eu pour objet d’identifier et analyser tous les gisements utilisables, à Mayotte et ailleurs, pour construire la piste longue : carrières et collines de Petite-Terre et de Grande-Terre, dragage en mer, recyclage de déchets issus des travaux publics, importation de matériaux des Comores ou de Madagascar.

L’étude démontre que les ressources sont disponibles à Mayotte, en quantité et en qualité suffisantes.

Trois sites d’extractions sont privilégiés. Ils sont proches du futur chantier ce qui permet de limiter les impacts du transport : les collines du Four-à-Chaux et de Labattoir sur Petite-Terre, la carrière d’Hajangoua à Dembeni sur Grande Terre. Si nécessaire, des compléments pourront être recherchés dans des carrières en activité sur Grande-Terre (Koungou ou M’Tsamoudou par exemple).

Les autres solutions (dragage, recyclage, importation) ne sont pas retenues : elles sont insuffisantes, trop contraignantes, ou présentent des impacts sur l’environnement importants.

Les sites d’extraction privilégiés

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