Adaptée aux avions long-courriers et de grande capacité, la piste longue de l’aéroport de Mayotte permettra, par tout temps, les vols directs vers la métropole. Elle améliorera et fiabilisera durablement la desserte de l’archipel. Elle jouera un rôle essentiel pour le désenclavement de Mayotte et pour son développement économique.
Pourquoi une piste longue ?
Mayotte est un département isolé dans l’océan Indien, situé à 1 400 km du territoire français le plus proche, l’île de La Réunion, et à 8 000 km de la métropole. Dans cette configuration géographique particulière, la desserte aérienne joue un rôle majeur : elle est la porte d’entrée de l’archipel. C’est elle qui garantit la continuité territoriale et la possibilité pour les Mahorais de se déplacer en métropole pour se former, travailler ou maintenir des liens familiaux et se déplacer vers d’autres pays.
Toutefois l’aéroport de Mayotte, situé à Pamandzi sur Petite-Terre, présente d’importantes contraintes : la grande sensibilité du site aux risques naturels, la longueur de sa piste (1 930 mètres) et la présence d’obstacles au nord de la plateforme (collines, urbanisation, etc.) ne permettent pas de s’affranchir des aléas sismo-volcaniques et climatiques et génèrent d’ores et déjà des restrictions d’exploitation.
Depuis 2016, avec l’arrivée d’avions long-courriers de nouvelle génération, une liaison directe est proposée entre Mayotte et Paris. En pratique cependant, en fonction des conditions météorologiques, une escale technique a lieu dans la moitié des cas à Nairobi (Kenya), ce qui allonge significativement les temps de vol.
Seule la construction d’une piste longue résiliente aux risques naturels permettra de lever les contraintes actuelles et de garantir une liaison directe de qualité entre Mayotte et la métropole.
Le choix du site
Les études réalisées pour le débat public de 2011 ont montré qu’une piste longue permet des vols long-courriers directs vers la métropole avec le plein de passagers, par une large gamme d’avions gros porteurs et quelles que soient les conditions météorologiques.
À l’issue du débat public de 2011, l’État a décidé de poursuivre le projet de piste longue adaptée aux vols long-courriers par le lancement d’études complémentaires.
Ces études comprenant les études de comparaison entre les sites d’implantation de la piste longue à Pamandzi et à Bouyouni / M’Tsangamouji, ont été conduites de 2020 à 2024. C’est au regard de leurs résultats que l’État a, dans la décision ministérielle du 3 décembre 2025, retenu le site de Bouyouni / M’Tsangamouji pour construire la piste longue et un nouvel aéroport.
La décision ministérielle précise les modalités de construction du nouvel aéroport et la façon dont l’ensemble des enjeux liés au projet (activité agricole, environnement, information et association du public, etc.) seront pris en compte.



